Nathalie Dewoitine

Source

Viens, homme, pose ta tête sur ma poitrine. Laisse-toi bercer par le rythme originel du sang qui œuvre, écoute les soubresauts de la vie, laisse-toi engloutir par la force de mon corps. Viens, homme, pose ton oreille sur mon sein, dépose les douleurs de l’enfance, pleure les épines de l’indifférence, les blessures de l’innocence. Retrouve la source pure de la vie et laisse tes larmes emporter les chagrins des trahisons, les affres de la solitude et les peurs de l’existence. Viens, homme, retrouve dans mes bras la confiance et la paix qui t’est due. Respire, mêle ton souffle au mien, accueille la profonde douceur du réconfort. Viens, homme, tes cicatrices se referment enfin et mes caresses en font un trésor qui t’appartient. La fragilité est devenue ta force, et n’oublie pas que c’est mon corps qui t’offre la réparation. Respecte-le comme il se doit. Nos corps mêlés maintenant apaisés, nos sourires se reconnaissent enfin. Viens, homme, laisse l’infini de nos yeux éclairer nos cœurs.