Rien n'est perdu
Rien n’est perdu, rien. Le feu survit sous le sein, Une étincelle suffit, la cendre redevient braise. Timide, hésitante. Est-ce possible ? De ce tas de cendres, un éveil timide ? Le goût amer de la trahison n’a pas tout atteint ? Une rage de vivre couve. Ne pas s’arrêter d’espérer, le cœur plus vivant que jamais. Rire, pleurer de joie. Souffler sur les cendres encore, révéler l’envie de vivre, de vibrer. Rien n’est perdu, rien. Sauf celui qui se détourne, quelle erreur ! Reste dans l’ombre, traître. Oublie moi, efface mes mots et mes gestes. Mes yeux à jamais vides pour toi. Le chemin est doux et lumineux là-bas. L’ambre du soir réchauffe mon cœur et mon sourire répond au soleil. J’arrive. Rien n’est perdu, rien. Et surtout pas moi !