Nathalie Dewoitine

Je suis

Je suis le cri Des femmes, des hommes De ceux qui doivent se taire. Je suis le cri De la souffrance trop longtemps tue De la douleur enfouie. Je suis le cri Que tous refusent d’entendre, Celui qui dérange l’ordre imposé. Je suis le cri Qui dit la liberté qui piétine, Le droit qui justifie l’injustice. Je suis le cri Étouffé de l’enfant abandonné, Celui de la femme bafouée, De l’homme oublié. Je suis le cri. Et ma mâchoire écartelée ne flanchera pas devant l’ordre établi. Je ne me tairai pas. Je dirai à tous encore et encore l’injustice. Nous la chasserons là où elle se terre, dans les moindres replis, les moindres règles sourdes, dans les moindres excuses aveugles.

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